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ECONOMIE


La pêche et l'exploitation du coprah sont les deux activités traditionnelles dans les îles des archipels polynésiens disséminées sur de vastes étendues marines.

Le tissu économique est complété, au delà du commerce, par le développement de l'artisanat, de l'industrie, du bâtiment et des travaux publics, et plus récemment du tourisme, de l'aquaculture et surtout de la perliculture (culture de perles noires) qui est devenue la première exportation en valeur du territoire.

A partir de 1963, l'économie de la Polynésie française a également reposé largement sur les retombées économiques et financières importantes du Centre d'Expérimentation du Pacifique.

La perspective de l'arrêt des essais nucléaires avait conduit les pouvoirs publics à mettre en place avec le territoire, un "Pacte de Progrès" visant à faire davantage reposer le développement économique de la Polynésie sur ses potentialités économiques propres.

La cessation d'activité du Centre d'expérimentation du Pacifique a conduit l'Etat et le territoire a conclure le 25 Juillet 1996 la convention pour le renforcement de l'autonomie économique de la Polynésie française.

Il s'agit de maintenir pendant 10 ans au bénéfice de la Polynésie française les flux financiers qui résultaient de l'activité du CEP. (le niveau de référence de ces flux est fixé à 990 millions de francs par an).

 

AGRICULTURE

La principale production agricole est le COPRAH.

L'agriculture polynésienne occupe moins de 10% de la population active et ne couvre que 20% des besoins alimentaires. Les exploitations sont de petite taille et la superficie des terres exploitées est limitée.

Avec 25 648 hectares, soit environ 70% de la surface agricole utile ( SAU : 35025 ha ), elle ne représentent que 7% des terres émergées .

La principale production est le coprah que l'huilerie de Tahiti transforme en huile brute pour l'exportation ou en huile raffinée pour la fabrication du monoï.

Les actions de promotion menées par le groupement interprofessionnel du Monoi de Tahiti et la création d'une appellation d'origine " Monoi de Tahiti ", se sont traduites par une hausse des exportations de l'ordre de 44% en 1994.

L'élevage est peu important en Polynésie française. La production de viande est insuffisante et le territoire doit faire appel à l'importation pour couvrir les besoins de la population.

 

PECHE

La majeure partie des produits de la pêche sont consommée.

La pêche est une activité traditionnelle (thon jaune, bonite, coryphènes, espadon, raies...) et la majeure partie de ses produits est autoconsommée dans les archipels ou commercialisée sous forme de vente directe ou d'approvisionnement des restaurants.

Les prises sont estimées chaque année entre 5.000 et 6.500 tonnes. Quatre cents pêcheurs environ pratiquent une pêche de proximité à bord de bonitiers Cependant, la faible autonomie de ces navires et leur capacité limitée de stockage constituent une entrave au développement de cette pêche.

La pêche industrielle est essentiellement réalisée par des navires battant pavillons étrangers (japonais, coréens). En vertu d'accords commerciaux, des thoniers ligneurs américains, des navires formosans et japonais débarquent à Papeete le produit de leurs filets.

Un programme lourd, financé en partie par l'Etat et l'Union européenne, a permis la mise à l'eau depuis 1989 d'une quarantaine de palangriers ou thoniers polyvalents qui vient s'ajouter à la trentaine de thoniers de type traditionnel. L'essentiel de cette nouvelle production est vendu à l'exportation sur le marché du Japon.

Dans le domaine de l'aquaculture un effort important a été mené grâce à l'IFREMER pour permettre de satisfaire les demandes du marché local. L'élevage du loup tropical et celui de la crevette semblent les plus appropriés à la région.

 

PERLICULTURE

Les perles noires de Tahiti sont connues dans le monde entier.

La culture de la perle, qui a connu en quelques années un développement spectaculaire, constitue la première source de recettes extérieures pour le territoire, après le tourisme.

La Polynésie française est le deuxième producteur et exportateur mondial de perles (notamment de perles noires dites "Perles de Tahiti"). 80% de la production perlière sont exportés vers le Japon.

Depuis plus de dix ans, le service territorial de la pêche s'attache à étendre la culture de la perle. Une centaine de greffeurs professionnels s'est installée dans l'archipel des Tuamotu qui fournit des coquillages et des huîtres perlières.

Il existe actuellement en Polynésie plus d'une centaine de coopératives, plus de deux cents associations familiales et une vingtaine de sociétés privées qui possèdent des fermes perlières.

Les exportations de perles de culture représentent en 1995 à 4,3 tonnes pour 9,8 milliards de F CFP soit 539 millions de FF.

 

INDUSTRIE ET ARTISANAT

L'industrie du territoire est concentrée au trois quart dans l'île de Tahiti.
1.775 entreprises = 5.351 emplois.

Répartition par secteurs :

  • Agro-alimentaire : 605 entreprises = 1719 emplois
  • Batiment : 182 entreprises = 1046 emplois
  • Autres industries manufacturées : 988 entreprises = 2586 emplois

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L'artisanat fait vivre environ 12000 personnes.

Leur production, localisée aux îles Tuamotu, Marquises et Australes, est d'une grande diversité : objets et bijoux en coquillages, corail ou nacre, chapeaux, sacs, paniers de feuilles de pandanus et "peue" (natte en pandanus), sculptures en bois, tapas et "tifaifai" (sorte de couvre-lit en patchwork).

 

TOURISME

Le tourisme occupe aujourd'hui une place importante dans l'économie de la Polynésie française. Sa contribution avoisine les 20 % du PIB en 1994.

L'augmentation de la fréquentation touristique -147 847 touristes en 1993 et 166 086 touristes en 1994 - soit une augmentation de 12%, est dûe à la baisse des tarifs aériens et aux efforts tarifaires des professionnels du secteur hôtelier. En 1995 : 172 129 touristes.

La Polynésie française se caractérise notamment par la beauté de ses fonds marins et la grande richesse de sa faune (tortues, étoiles de mer, poissons lagunaires) L'animation culturelle est assurée par plusieurs musées ; le musée de Tahiti et ses Iles (Punaauia) ; le musée Gauguin (Teva I Uta) le musée des coquillages (Papara) ; le musée de la Perle (Papeete).

Il faut noter également l'effort consenti pour la rénovation des "Maraes" (lieux de culte anciens) qui permet une meilleure présentation d'un des aspects de la culture polynésienne, ainsi que l'organisation de reconstitutions historiques.

L'artisanat local doit être considéré également comme une partie intégrante du développement du tourisme.

En 1994, sa capacité hôtelière classée était de 3.044 chambres réparties en 54 établissements classés.

 


Source Secrétariat d'Etat à l'Outre-mer
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