Le peuplement originel et les premieres colonies
La colonisation francaise et l'economie de plantation
La Guyane devient officiellement un territoire francais vers 1644. Des lors, l'economie de plantation se developpe rapidement avec la culture de la canne a sucre, du coton, du cafe, de la vanille et du manioc. Pour soutenir cette production exigeante, le systeme esclavagiste s'intensifie, encadre des 1685 par l'application du Code Noir. Sous l'impulsion des jesuites au debut du XVIIIe siecle, la colonie amazonienne s'etend vers l'interieur des terres a travers la prospection des forets et l'exploitation du sous-sol. L'esclavage sera aboli une premiere fois en 1794 lors de la Revolution, mais tristement retabli par Napoleon Bonaparte en 1802.
Abolition de l'esclavage et ruee vers l'or
En 1848, la Guyane compte 19 000 habitants, dont 13 000 esclaves. C'est cette annee-la que l'abolition definitive est mise en place grace au depute Victor Schoelcher. La liberation des travailleurs provoque cependant un effondrement de l'economie agricole, les populations affranchies fuyant les plantations. Heureusement pour l'economie locale, la decouverte de gisements auriferes en 1855 declenche une veritable ruee vers l'or. Plus de 10 000 orpailleurs affluent, relancant la croissance, mais provoquant l'abandon quasi total du travail de la terre par les colons.
L'ere du bagne
Departementalisation et conquete spatiale
En 1946, la Guyane change de statut et devient un departement francais. Son histoire contemporaine bascule completement en 1962 avec la creation du centre de lancement spatial a Kourou, position ideale proche de l'equateur. Le 9 avril 1968, la premiere fusee y est lancee avec succes. En 1989, afin de mieux integrer cette industrie de pointe au territoire, l'Etat, les collectivites locales et le CNES lancent le plan PHEDRE (Partenariat Hermes pour le Developpement Regional). Ce programme ambitieux a permis de lier le developpement local aux defis des lancements de la fusee Ariane V, ancrant la Guyane dans le XXIe siecle.
